TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE QUATRIÈME VOLUME
Reading edition
LIVRE III. L'ÂGE CLASSIQUE. (Suite.)
Chapitre V.—Swift.
I. Les débuts de Swift. — Son caractère. — Son orgueil. — Sa sensibilité. — Sa vie chez sir W. Temple. — Chez lord Berkeley. — Son rôle politique. — Son importance. — Son insuccès. — Sa vie privée. — Ses amours. — Son désespoir et sa folie. 2
II. Son esprit. — Sa puissance et ses limites. — L'esprit prosaïque et positiviste. — Comment il est situé entre la vulgarité et le génie. — Pourquoi il est destructif. 17
III. Le pamphlétaire. — Comment en ce moment la littérature entre dans la politique. — Différence des partis en France et en Angleterre. — Différence des pamphlets en France et en Angleterre. — Conditions du pamphlet littéraire. — Conditions du pamphlet efficace. — Ces pamphlets sont spéciaux et pratiques. — L'Examiner. — Les Lettres du Drapier. — Le Portrait de lord Wharton. — Argument contre l'abolition du christianisme. — L'invective politique. — La diffamation personnelle. — Le bon sens incisif. — L'ironie grave. 21
IV. Le poëte. — Comparaison de Swift et de Voltaire. — Sérieux et dureté de ses badinages. — Bickerstaff. — Rudesse de sa galanterie. — Cadénus et Vanessa. — Sa poésie prosaïque et réaliste. — La grande question débattue. — Énergie et tristesse de ses petits poëmes. — Vers sur sa propre mort. — À quels excès il aboutit. 40
V. Le conteur et le philosophe. — Le Conte du Tonneau. — Son jugement sur la religion, la science, la philosophie et la raison. — Comment il diffame l'intelligence humaine. — Les Voyages de Gulliver. — Son jugement sur la société, le gouvernement, les conditions et les professions. — Comment il diffame la nature humaine. — Derniers pamphlets. — Construction de son caractère et de son génie. 56
Chapitre VI.—Les Romanciers.
I. Caractères propres du roman anglais. — En quoi il diffère des autres. 84
II. De Foe. — Sa vie. — Son énergie, son dévouement, son rôle politique. — Son esprit. — Différence des réalistes anciens et des réalistes modernes. — Ses œuvres. — Ses procédés. — Son but. — Robinson Crusoé. — En quoi ce caractère est anglais. — Sa fougue intérieure. — Sa volonté obstinée. — Sa patience au travail. — Son bon sens méthodique. — Ses agitations religieuses. — Sa piété finale. 85
III. Circonstances qui font naître le roman du dix-huitième siècle. — Tous ces romans sont des fictions morales et des études de caractères. — Liaison du roman et de l'essai. — Deux idées principales en morale. — Comment elles suscitent deux classes de romans. 98
IV. Richardson. — Sa condition et son caractère. — Liaison de sa perspicacité et de son rigorisme. — Son talent, sa minutie, ses combinaisons. — Paméla. — Son tempérament. — Ses principes. — L'épouse anglaise. — Clarisse Harlowe. — La famille Harlowe. — Les caractères despotiques et insociables en Angleterre. — Lovelace. — Le caractère orgueilleux et militant en Angleterre. — Clarisse. — Son énergie, son sang-froid, sa logique. — Sa pédanterie, ses scrupules. — Sir Charles Grandisson. — Inconvénients des héros automates et édifiants. — Richardson, sermonnaire. — Ses longueurs, sa pruderie, son emphase. 102
V. Fielding. — Son tempérament, son caractère et sa vie. — Joseph Andrews. — Sa conception de la nature. — Tom Jones. — Caractère du squire. — Les héros de Fielding. — Amélia. — Lacunes de sa conception. 124
VI. Smollett. — Roderick Random. — Peregrine Pickle. — Comparaison de Smollett et de Lesage. — Sa conception de la vie. — Dureté de ses héros. — Crudité de ses peintures. — Relief de ses caractères. — Humphrey Clinker. 139
VII. Sterne. — Étude excessive des particularités humaines. — Caractère de Sterne. — Son excentricité. — Sa sensibilité. — Ses gravelures. — Pourquoi il peint les maladies et les dégénérescences de la nature humaine. 144
VIII. Goldsmith. — Épuration du roman. — Peinture de la vie bourgeoise, du bonheur honnête et de la vertu protestante. — Le ministre de Wakefield. — L'ecclésiastique anglais. — Samuel Johnson. — Son autorité. — Sa personne. — Ses façons. — Sa vie. — Ses doctrines. — Son jugement sur Voltaire et Rousseau. — Son style. — Ses œuvres. — Hogarth. — Sa peinture morale et réaliste. — Contraste du tempérament anglais et de la morale anglaise. — Comment la morale a discipliné le tempérament. 151
Chapitre VII.—Les Poëtes.
I. Domination et domaine de l'esprit classique. — Ses caractères, ses œuvres, sa portée et ses limites. — Comment il a son centre dans Pope. 173
II. Pope. — Son éducation. — Sa précocité. — Ses débuts. — Les Pastorales. — L'Essai sur la critique. — Sa personne. — Son genre de vie. — Son caractère. — Médiocrité de ses passions et de ses idées. — Grandeur de sa vanité et de son talent. — Sa fortune indépendante et son travail assidu. 176
III. L'Épître d'Héloïse à Abeilard. — Ce que deviennent les passions dans la poésie artificielle. — La Boucle de cheveux enlevée. — Le monde et le langage du monde en France et en Angleterre. — En quoi le badinage de Pope est pénible et déplaisant. — La Sottisiade. — Saletés et banalités. — En quoi l'imagination anglaise et l'esprit de salon sont inconciliables. 185
IV. Son talent descriptif. — Son talent oratoire. — Ses poëmes didactiques. — Pourquoi ces poëmes sont l'œuvre finale de l'esprit classique. — L'Essai sur l'homme. — Son déisme et son optimisme. — Valeur de ces conceptions. — Comment elles sont liées au style régnant. — Comment elles se déforment sous les mains de Pope. — Procédés et perfection de son style. — Excellence de ses portraits. — Pourquoi ils sont supérieurs. — Sa traduction de l'Iliade. — En quoi le goût a changé depuis un siècle. 199
V. Disproportion de l'esprit anglais et des bienséances classiques. — Prior. — Gay. — La pastorale antique est impossible dans les climats du Nord. — Le sentiment de la campagne est naturel en Angleterre. — Thompson. 213
VI. Discrédit de la vie de salon. — Apparition de l'homme sensible. — Pourquoi le retour à la nature est plus précoce en Angleterre qu'en France. — Sterne. — Richardson. — Mackensie. — Macpherson. — Gray, Akenside, Beattie, Collins, Young, Shenstone. — Persistance de la forme classique. — Empire de la période. — Johnson. — L'école historique. — Robertson, Gibbon, Hume. — Leur talent et leurs limites. — Commencements de l'âge moderne. 225
LIVRE IV. L'ÂGE MODERNE.
Chapitre I.—Les idées et les œuvres.
I. Changements dans la société. — Avénement de la démocratie. — La Révolution française. — Le désir de parvenir. — Changements dans l'esprit humain. — Nouvelle idée des causes. — La philosophie allemande. — Le désir de l'au-delà. 233
II. Robert Burns. — Son pays. — Sa famille. — Sa jeunesse. — Ses misères. — Ses aspirations et ses efforts. — Ses invectives contre la société et l'Église. — The jolly Beggars. — Ses attaques contre le cant officiel. — Son idée de la vie naturelle. — Son idée de la vie morale. — Son talent. — Comment il est spontané. — Son style. — Comment il est novateur. — Son succès. — Ses affectations. — Ses lettres étudiées et ses vers académiques. — Sa vie de fermier. — Son emploi de douanier. — Ses dégoûts. — Ses excès. — Sa mort. 243
III. Domination des conservateurs en Angleterre. — La Révolution ne se fait d'abord que dans le style. — Cowper. — Sa délicatesse maladive. — Ses désespoirs. — Sa folie. — Sa retraite. — The Task. — Idée moderne de la poésie. — Idée moderne du style. 272
IV. L'école romantique. — Ses prétentions. — Ses tâtonnements. — Les deux idées de la littérature moderne. — L'histoire entre dans la littérature. — Lamb, Coleridge, Southey, Moore. — Défauts de ce genre. — Pourquoi il réussit moins en Angleterre qu'ailleurs. — Sir Walter Scott. — Son éducation. — Ses études d'antiquaire. — Ses goûts nobiliaires. — Sa vie. — Ses poëmes. — Ses romans. — Insuffisance de ses imitations historiques. — Excellence de ses peintures nationales. — Ses tableaux d'intérieur. — Sa moquerie aimable. — Ses intentions morales. — Sa place dans la civilisation moderne. — Développement du roman en Angleterre. — Réalisme et honnêteté. — En quoi ce genre est bourgeois et anglais. 285
V. La philosophie entre dans la littérature. — Inconvénients du genre. — Wordsworth. — Son caractère. — Sa condition. — Sa vie. — Peinture de la vie morale dans la vie vulgaire. — Introduction du style terne et des compartiments psychologiques. — Défauts du genre. — Noblesse des sonnets. — L'Excursion. — Beauté austère de cette poésie protestante. — Shelley. — Ses imprudences. — Ses théories. — Sa fantaisie. — Son panthéisme. — Ses personnages idéaux. — Ses paysages vivants. — Tendance générale de la littérature nouvelle. — Introduction graduelle des idées continentales. 309
Chapitre II.—Lord Byron.
I. L'homme. — Sa famille. — Son caractère passionné. — Ses amours précoces. — Sa vie excessive. — Son caractère militant. — Sa révolte contre l'opinion. — English Bards and Scottish Reviewers. — Ses bravades et ses imprudences. — Son mariage. — Déchaînement de l'opinion contre lui. — Son départ. — Sa vie politique en Italie. — Ses tristesses et ses violences. 344
II. Le poëte. — Ses raisons pour écrire. — Sa façon d'écrire. — Comment sa poésie est personnelle. — Son goût classique. — En quoi ce goût l'a servi. — Childe Harold. — Le héros. — Les paysages. — Le style. 351
III. Ses petits poëmes. — Ses procédés oratoires. — Ses effets mélodramatiques. — Vérité des paysages. — Sincérité des sentiments. — Peinture des émotions tristes et extrêmes. — Idée régnante de la mort et du désespoir. — Mazeppa, le Prisonnier de Chillon, le Siége de Corinthe, le Corsaire, Lara. — Analogie de cette conception avec celle de l'Edda et de Shakspeare. — Les Ténèbres. 362
IV. Manfred. — Comparaison du Manfred de Byron, et du Faust de Goëthe. — Conception de la légende et de la vie dans Goëthe. — Caractère symbolique et philosophique de son épopée. — En quoi Byron lui est inférieur. — En quoi Byron lui est supérieur. — Conception du caractère et de l'action dans Byron. — Caractère dramatique de son poëme. — Opposition entre le poëte de l'univers et le poëte de la personne. 378
V. Scandale en Angleterre. — La contrainte et l'hypocrisie des mœurs. — Comment et selon quelles lois varient les conceptions morales. — La vie et la morale méridionales. — Beppo. — Don Juan. — Transformation du talent et du style de Byron. — Peinture de la beauté et du bonheur sensibles. — Haydée. — Comment il combat le cant britannique. — Comment il combat l'hypocrisie humaine. — Idée de l'homme. — Idée de la femme. — Dona Julia. — Le Naufrage. — La Prise d'Ismaïl. — Naturel et variété de son style. — Excès et fatigue de sa verve. — Son théâtre. — Son départ pour la Grèce et sa mort. 395
VI. Position de Byron dans son siècle. — La maladie du siècle. — Les diverses conceptions du bonheur et de la vie. — La réponse des lettres. — La réponse des sciences. — Équilibre futur de la raison. — Conception moderne de la nature. 419
Conclusion.—Le passé et le présent.
I. Le passé. — L'invasion saxonne. — Comment elle a établi la race et fondé le caractère. — La conquête normande. — Comment elle a infléchi le caractère et établi la constitution. — La Renaissance. — Comment elle a manifesté l'esprit national. — La Réforme. — Comment elle a fixé le modèle idéal. — La Restauration. — Comment elle a importé la culture classique et dévié l'esprit national. — La Révolution. — Comment elle a développé la culture classique et redressé l'esprit national. — L'âge moderne. — Comment les idées européennes élargissent le moule national. 424
II. Le présent. — Concordance de l'observation et de l'histoire. — Le ciel. — Le sol. — Les produits. — L'homme. — Le commerce. — L'industrie. — L'agriculture. — La société. — La famille. — Les arts. — La philosophie. — La religion. — Quelles forces ont produit la civilisation présente, et élaborent la civilisation future. 433
FIN DE LA TABLE
740 — PARIS. IMPRIMERIE LALOUX Fils et GUILLOT 7, rue des Canettes, 7.