Note 48 — CINQUIÈME PARTIE Les civilisations. (continued 4)
Reading edition
On a dit parfois que ces autels coniques et tronconiques étaient une manifestation du culte phallique : je ne crois pas me tromper en émettant l’avis qu’il n’en est rien ; si ces autels revêtent cette forme, c’est qu’elle est la plus naturelle dans un pays où l’on n’a à sa disposition, pour des constructions de ce genre, que de l’argile, et où, par suite, on est forcé de donner cette forme à l’autel pour qu’il ne soit pas détérioré par les pluies ; les autels situés dans les habitations, pour lesquels la même raison n’existe plus, offrent le plus souvent l’aspect d’une masse sans forme bien précise et ne rappelant en rien l’anatomie d’un phallus. Très fréquemment d’ailleurs, le tronc de cône est remplacé par un simple pieu que termine une fourche à trois branches et c’est sur cette fourche qu’est placée l’écuelle aux libations.