Note 56 — CINQUIÈME PARTIE Les civilisations. (continued 4)
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Je ne crois pas inutile de donner ici les termes employés par les indigènes de langue mandingue pour désigner les principaux concepts se rapportant à la religion animiste et aux associations religieuses, en dehors de ceux déjà mentionnés au cours des pages précédentes ; ces termes sont donnés sous la forme qu’ils revêtent dans le dialecte banmana : le prêtre d’un génie s’appelle niâtigui, le gardien des objets sacrés bolitigui ; une secte ou société religieuse secrète se nomme dian — le terme de to ou ton s’appliquant à toute association réglementée, de quelque nature qu’elle soit —, le chef d’une société diantigui, la formule de reconnaissance des initiés dianté, la cérémonie d’initiation konio (nom donné aussi à la nuit nuptiale), l’école d’initiation kiba ; un sacrifice rituel se dit soni, un sacrifice ou une offrande propitiatoire saraka (mot dérivé de l’arabe sadaqa) ; on appelle souba (soubaga ou soubarha dans les autres dialectes) les jeteurs de sorts ou de maléfices, korté les maléfices, siri des amulettes ayant la vertu de jeter le mauvais sort, gbassa ou gouassa des amulettes ou objets consacrés servant au contraire à conjurer le mauvais sort, bassi des amulettes ou talismans quelconques et même de simples remèdes, sébé des talismans écrits, fla ou foura des talismans ou remèdes composés avec des substances végétales. — Le génie Koma, en dehors du masque porté par celui qui le représente dans les cérémonies, a pour insigne distinctif une sorte de tube en fer dans lequel on souffle et qui produit un bruit très spécial, considéré comme la voix du génie ; le Nama, lui, a pour insigne de même ordre une trompe faite d’une grosse corne d’antilope et une espèce de clochette.