Note 31 — CINQUIÈME PARTIE Les civilisations. (continued 3)
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Chez les indigènes de langue mandingue, les castes proprement dites portent les noms de noumou (charbonniers, forgerons, potiers), garankè (cordonniers), koulé (artisans en bois), lorho (bijoutiers en cuivre), dyêli (griots) et founè (mimes religieux et magiciens) ; il convient d’y ajouter la corporation des chasseurs (donzo ou donso), celle des pêcheurs et navigateurs (somono), et le groupement des Diawara, tenant à la fois de la caste, du clan et de la tribu, et qui renferme beaucoup de courtiers et de tisserands. Chez les Toucouleurs et les Peuls, les castes correspondantes portent les noms suivants : ouaïloubé (sing. baïlo), charbonniers, forgerons et tailleurs ; oualabbé ou abarbé (sing. galabo ou gabardo), cordonniers ; laobé (sing. labbo), artisans en bois ; maboubé ou mabbé (sing. mabbo), griots et tisserands ; je ne connais pas chez eux de castes correspondant à celles des « lorho » et des « founè », sans que je prétende cependant en nier l’existence ; par contre, ils ont en plus les castes des : bournâbé (sing. bournâdio) ou potiers, ouambâbé (sing. bambâdio) ou musiciens, ossoubé (sing. gosso) ou tisserands et courtiers, ouaouloubé (sing. gaoulo) ou griots mendiants, plus la corporation des soubalbé (sing. tiouballo) ou pêcheurs et le groupement des Diawambé (sing. Diawando), commerçants et courtiers. — Chez les Mandé, certains clans sont composés principalement d’individus appartenant à des castes spéciales : ainsi les Fané ou Fani sont surtout artisans, les Kamara magiciens et les Diabahaté griots. — Chez les Tombo, la caste des forgerons a le privilège de faire cesser les rixes et disputes.