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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12

Note 181 — DE LORD BYRON. (continued 5)

Paulin Paris translation

Note 181: (retour) Ce passage ayant été montré par Lord Byron à M. Shelley, celui-ci écrivit, en conséquence, à un de mes amis intimes une lettre, dont je vais donner un extrait. Le zèle ardent et ouvertement déclaré avec lequel Shelley professa toujours son incrédulité, détruit tous les scrupules qui autrement pourraient s'opposer à une pareille publication. En outre, le témoignage d'un observateur si sagace et si près placé sur l'état de l'esprit de Lord Byron par rapport aux idées religieuses, est d'une trop grande importance pour être supprimé par un excès ridicule de dédain. «Lord Byron m'a lu une ou deux lettres de Moore, lettres où Moore parle de moi avec une grande bienveillance, et, sans contredit, je ne puis qu'être infiniment flatté de l'approbation d'un homme dont je suis fier de me reconnaître l'inférieur. Entre autres choses, pourtant, Moore, après avoir donné de fort bons avis à Lord Byron sur l'opinion publique, etc., paraît conjurer mon influence sur l'esprit du noble poète par rapport à la religion, et attribuer à mes suggestions le ton qui règne dans Caïn. Moore le garantit contre toute influence sur ce sujet avec le zèle le plus amical, et son motif naît évidemment du désir de rendre service à Lord Byron sans m'humilier. Je crois que vous connaissez Moore. Assurez-lui, je vous prie, que je n'ai pas la plus légère influence sur Lord Byron par rapport à ce sujet;--si je l'avais, je l'emploierais certainement à déraciner de sa grande ame les erreurs du christianisme, qui, en dépit de sa raison, semblent renaître perpétuellement, et restent en embuscade pour les heures de malaise et de tristesse. Caïn fut conçu par Lord Byron il y a plusieurs années, et commencé à Ravenne avant que je ne le visse. Quel bonheur n'aurais-je pas à m'attribuer la part la plus indirecte dans cette oeuvre immortelle.»

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