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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)

Paulin Paris translation

«Telle fut la vie simple qu'il mena jusqu'au jour fatal de son départ pour la Grèce; et les déviations peu nombreuses qu'il se permit peuvent être uniquement attribuées au plus ou moins grand nombre d'occasions qu'il eut de faire le bien, et aux actions généreuses qu'il faisait continuellement. Plusieurs familles, surtout à Ravenne, lui durent le peu de jours prospères dont elles aient jamais joui. Son arrivée dans cette ville fut regardée comme un bienfait public de la fortune, et son départ comme une calamité publique; et c'est là cette vie qu'on a essayé de diffamer comme celle d'un libertin. Mais le monde doit enfin apprendre comment, avec un coeur si bon et si généreux, Lord Byron, capable, à la vérité, des passions les plus fortes, mais en même tems des plus sublimes et des plus pures, comment, dis-je, payant tribut dans ses actes à toutes les vertus, il a pu fournir matière d'accusation à la malice et à la calomnie. Les circonstances, et probablement aussi des inclinations excentriques (qui néanmoins avaient leur origine dans un sentiment vertueux, dans une horreur excessive pour l'hypocrisie et l'affectation) contribuèrent peut-être à obscurcir l'éclat du caractère exalté de Byron dans l'opinion du grand nombre. Mais vous saurez bien analyser ces contradictions d'une manière digne de votre noble ami et de vous-même, et vous montrerez que la bonté de son coeur n'était pas inférieure à la grandeur de son génie162.»

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