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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 10

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 6)

Paulin Paris translation

Je l'ai vu debout devant l'autel, avec une fiancée de noble race; sa figure était belle, mais ce n'était pas la jeune fille dont la figure avait été pour lui, dans son enfance, comme l'étoile du bonheur. Au moment où il était debout devant l'autel, son front présenta le même aspect et ses traits éprouvèrent le même mouvement convulsif qui ébranla autrefois son ame dans la solitude de l'antique oratoire; et alors aussi, comme autrefois, des pensées que la parole ne saurait rendre se peignirent sur son front: elles le quittèrent aussi promptement qu'elles y avaient paru. Alors il se tint calme et tranquille, et prononça les paroles voulues; mais il n'entendit pas ses propres paroles; il ne vit ni la femme qui était là, ni celle qui aurait dû y être. Mais le vieux manoir, la grande salle accoutumée, les chambres dont il avait conservé le souvenir, le lieu, le jour, l'heure, le soleil et l'ombre, et tout ce qui se rattachait à ce lieu et à cette heure, et celle dont dépendit toujours sa destinée, revinrent et s'interposèrent entre lui et la lumière: qu'avaient toutes ces choses à faire en ce lieu et dans un tel moment 143?

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