Note (retour) — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
De Londres mistress Byron se rendit avec son enfant en Écosse; et, en 1790, elle fixa son séjour à Aberdeen, où le capitaine Byron vint bientôt la rejoindre. C'est là qu'ils vécurent ensemble quelque tems, logés en garni chez un nommé Anderson, dans Queen-street; mais leur union étant loin d'être parfaite, une séparation fut bientôt jugée nécessaire, et mistress Byron prit le parti d'aller loger, toujours en garni, à l'extrémité de la même rue 8. Malgré cette désunion, ils n'en continuèrent pas moins à se visiter de tems en tems, et même à prendre le thé l'un chez l'autre; mais les élémens de discorde se multiplièrent et finirent par amener leur séparation complète et définitive. Il arrivait toutefois fréquemment au mari, d'accoster la bonne et son fils dans leur promenade et d'exprimer un vif désir d'avoir l'enfant chez lui pour un ou deux jours. Mistress Byron était d'abord peu disposée à céder à ce vœu; mais la bonne lui représenta que si le père avait l'enfant une seule nuit, il n'en voudrait pas davantage, et cette réflexion la décida enfin à y consentir. L'événement justifia la prédiction de la bonne; quand elle vint le lendemain s'informer de son enfant, le capitaine Byron lui déclara qu'il avait assez de son jeune hôte, et qu'elle pouvait le reprendre tout de suite.