Note (retour) — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Au reste, dès cet âge encore tendre, il paraît avoir eu assez d'expérience de la vie galante pour savoir comment les premiers trophées peuvent conduire en amour à de nouvelles conquêtes; il se glorifiait souvent, auprès de miss Chaworth, d'un nœud de cheveux que lui avait donné quelque beauté sensible (sans doute cette jolie cousine dont il parle avec tant de chaleur dans l'une des notes que nous avons citées). Déjà, et il ne l'ignorait pas, il avait la beauté qui, malgré quelque tendance à l'excessif embonpoint de sa mère, lui promettait cette expression particulière qui donnait à ses traits tant de finesse et tant de charme. Mais avec les fêtes de l'été finit le rêve de sa jeunesse: il ne vit plus qu'une fois miss Chaworth l'année suivante, et il lui dit un dernier adieu, comme il le racontait souvent, sur cette montagne près d'Annesley, qu'il a si bien décrite dans son poème du Songe, comme étant couronnée d'un particulier diadême 36. Personne, à l'entendre, n'aurait pu deviner tout ce qu'il éprouvait, car sa contenance était calme et ses sentimens comprimés. «La première fois que je vous reverrai, lui dit-il en la quittant, vous serez sans doute Mrs. Chaworth 37?--Je l'espère;» telle fut sa réponse. C'était avant cette entrevue qu'il avait écrit au crayon, dans un volume des lettres de Mme de Maintenon, qui appartenait à la jeune miss, les vers suivans: