Note 33 — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Note 33: (retour) D'autres lettres encore offrent de curieuses preuves de la sensibilité jalouse et passionnée de Byron. Dans l'une d'elles, par exemple, nous voyons qu'il s'était offensé que son jeune ami lui eût écrit mon cher Byron au lieu de mon très-cher; et dans une autre, qu'il avait eu de la jalousie de quelques expressions échappées à son ami, à l'occasion du départ de Lord John Russell pour l'Espagne. «Vous me dites, lui répond-on, que jamais vous ne me vîtes agité comme quand j'écrivis ma dernière lettre; pensez-vous que j'eusse tort? J'avais reçu une lettre de vous le samedi, où vous me disiez que vous quittiez l'Angleterre au mois de mars pour six ans; et le lundi John Russell partait pour l'Espagne. Mais pouvez-vous imaginer que je fusse plus triste au sujet de Lord Russell, qui s'en va pour quelques mois, et de qui j'aurai constamment des nouvelles, que relativement à vos six années de voyage au bout du monde, pendant lesquelles j'entendrai à peine parler de vous, et qui peut-être m'empêcheront de vous revoir jamais? J'éprouve une véritable peine de ce que vous me dites, que je dois vous excuser si vous êtes jaloux de me voir plus affecté du départ d'un ami qui était près de vous que de celui qui était éloigné. Il est impossible que vous ayez pu croire un moment que l'absence de John m'affectât plus que la vôtre. Je finis donc sur ce sujet.»