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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note 7 — DE LORD BYRON.

Paulin Paris translation

Note 7:

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Les détails que je joins ici sur la fortune de mistress Byron (la mère), avant son mariage, et la rapidité avec laquelle cette même fortune fut dissipée bientôt après, sont de la plus grande exactitude; j'ai tout lieu de le croire, d'après l'authenticité de la source où je les ai puisés.

«A l'époque de son mariage, miss Gordon possédait à peu près 3,000 liv. st. en espèces, deux actions de la banque d'Aberdeen, les domaines de Gight et de Monkshill, et le privilège de deux pêcheries de saumons sur la Dee. Peu après l'arrivée de M. et de mistress Byron en Écosse, il fut évident que le premier avait contracté des dettes considérables, et ses créanciers commencèrent des poursuites légales pour arriver au recouvrement de leurs créances. L'argent comptant fut immédiatement sacrifié pour les satisfaire, les actions de la banque furent vendues à raison de 600 liv. st. (elles en valent actuellement 5,000); on abattit sur la terre de Gight et l'on vendit du bois, au montant de 1,500 liv. st. On disposa de la ferme de Monkshill et des pêcheries, formant un franc-fief, pour 480 liv. st. Ce n'est pas tout, dans l'année même du mariage, on emprunta une somme de 8,000 liv. st., pour laquelle mistress Byron donna hypothèque sur son domaine de Gight.

«En mars 1786, un contrat de mariage fut dressé selon la coutume d'Écosse et signé par les parties. Dans le cours de l'été de la même année, M. et mistress Byron quittèrent Gight pour n'y plus revenir; le domaine fut vendu l'année suivante à Lord Haddo moyennant 17,850 liv. st. La totalité de cette somme fut employée à payer les dettes de M. Byron, excepté une rente de 55 liv. sterl. 17 schellings 1 penny, douaire de la grand'mère de mistress Byron, représentant un capital de 1,128 liv. st., qui devait revenir à cette dernière à la mort de son aïeule, et 3,000 qui devaient être déposées en mains tierces pour l'usage particulier de mistress Byron, et qui furent depuis placées chez M. Carsewell de Ratharllet, dans le comté de Fife.»

Une autre personne, bien informée, m'a raconté une particularité singulière qui eut lieu avant la vente de la terre, c'est que tous les ramiers de la maison de Gight s'envolèrent de concert et se rendirent au colombier de Lord Haddo; leur exemple fut suivi par une troupe de hérons qui avaient fait leur nid depuis maintes années dans un bois voisin d'un grand lac, appelé le Hagberry-Pot. On vint en avertir Lord Haddo. «Laissez venir les oiseaux, répondit-il, ne les effarouchez pas, la terre ne manquera pas de les suivre.» Ce qui arriva effectivement. (Note de Moore.)

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