Note (retour) — DE LORD BYRON.
Paulin Paris translation
Dans une note jointe à ce morceau, nous le voyons faire le même anachronisme dans l'histoire de ses propres sentimens, et rapporter à son enfance elle-même cet amour des montagnes, qui n'était autre chose que le résultat du travail de son imagination se reportant au passé. «C'est, dit-il, de cette époque (celle de son séjour dans les highlands) que date mon amour des pays montagneux. Je n'oublierai jamais l'effet que produisit sur moi, quelques années plus tard, en Angleterre, la seule chose que j'eusse vue depuis long-tems qui ressemblât à des montagnes, quoiqu'en miniature; je veux parler des Malvern-hills. Lorsque je retournai à Cheltenham, je les regardais chaque soir, au coucher du soleil, avec une émotion que je ne pourrais décrire.» Son amour pour les courses solitaires et pour les excursions de toutes espèces 17, le conduisait souvent assez loin pour donner sur lui des inquiétudes sérieuses. Il lui arrivait à Aberdeen, toutes les fois qu'il en trouvait l'occasion, de s'esquiver, inaperçu, de la maison. Quelquefois il se dirigeait du côté de la mer; et un jour, après de longues et pénibles recherches, on trouva le petit aventurier se débattant au milieu d'une fondrière ou mare, d'où il n'aurait pu se tirer de lui-même.