Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)
Paulin Paris translation
«Murray a-t-il montré l'ouvrage à quelqu'un? Il en est bien le maître; mais je ne veux pas de suffrages mendiés ou surpris. Il y a naturellement certaines petites choses que je voudrais changer. Peut-être ferait-on aussi bien de retrancher deux stances bouffonnes sur le dimanche à Londres. Je dois singulièrement éviter d'identifier mon caractère avec celui de Childe Harold, et c'est en vérité une seconde objection pour l'impression de mon nom sur le titre. Quand vous serez convenu du tems, du format, du caractère, etc., faites-moi l'honneur d'une réponse. Je vous donne une peine infinie, et que tous mes remercîmens ne sauraient jamais reconnaître. J'avais mis en tête du manuscrit une sorte d'apologie en prose de mon scepticisme; mais comme, toute réflexion faite, je trouve qu'elle a plutôt l'air d'une attaque que d'une défense, je crois qu'il serait peut-être mieux de la retrancher.... Voyez, et jugez. Je crains que Murray ne se fasse quelque mauvaise affaire avec les dévots; je ne puis qu'y faire; je souhaite cependant qu'il s'en tire pour le mieux. Quant à moi, «j'ai été abreuvé de critiques, et j'en ai eu tout mon soûl,» et je ne pense pas que «le plus épouvantable traité» puisse mouvoir et faire hérisser sur ma tête «ma toison de cheveux», jusqu'à ce que «la forêt de Birnam vienne au château de Dunsinane 161». Je continuerai à vous écrire de tems en tems, et j'espère que vous me rendrez lettre pour lettre. Comment Pratt se tire-t-il des œuvres posthumes de Joe Blackett? Vous avez tué ce pauvre homme-là entre vous, en dépit de votre ami l'Ionien et de moi qui voulions le sauver des griffes de Pratt. Poésie, pauvreté pendant la vie, oubli après la mort! Cruel patronage! de ruiner un homme, en l'arrachant à son état. Mais enfin c'est un merveilleux sujet de souscription et de biographie; et Pratt, qui tire le meilleur parti de ses dédicaces, a déjà dédié son livre à cinq grandes familles au moins.