← Table of contents
Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)

Paulin Paris translation

Si, pour peindre fortement les émotions pénibles, il faut les avoir éprouvées, ou, en d'autres termes, si, pour que le poète soit grand, l'homme doit avoir souffert, Lord Byron, il faut l'avouer, paya son beau talent de bonne heure et bien cher. Quelque peu nombreuses que fussent les affections de Byron, soit en dedans, soit en dehors du cercle de sa parenté, il les vit dans un court espace de tems presque toutes brisées par la mort 156. Outre la perte de sa mère, il eut à déplorer, dans l'espace de quelques semaines, la mort prématurée de deux ou trois de ses meilleurs amis. «Dans le court espace d'un mois,» dit-il dans une note de Childe Harold, «j'ai perdu celle qui m'avait donné l'existence, et la plupart de ceux qui me rendaient cette existence tolérable.» Parmi eux nous devons compter le jeune Wingfield, que nous avons vu en tête de la liste de ses favoris, à Harrow, et qui mourut de la fièvre à Coimbre; et Matthews, l'objet de son admiration et de son idolâtrie à l'université, qui se noya en se baignant dans la Cam.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings