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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 5)

Paulin Paris translation

Parmi les nombreux exemples cités en littérature du jugement erroné que quelques auteurs ont porté sur leurs propres ouvrages, on peut regarder comme l'un des plus inexplicables cette préférence que Lord Byron accordait à une production si peu digne de son génie, sur un poème qui offre autant de beautés originales que les premiers chants de Childe Harold 148. «Il en est, dit Swift, des hommes comme des terrains, qui recèlent quelquefois une mine d'or, dont le propriétaire ignore l'existence.» Mais cette mine, Lord Byron l'avait découverte, sans se douter, à ce qu'on pourrait croire, de toute sa valeur. J'ai déjà eu occasion de remarquer que, dans le tems même où il composait Childe Harold, il est douteux qu'il connût pleinement la puissance nouvelle et de sentimens et de pensées qui venait de s'élever dans son âme, et cette observation est confirmée par l'étrange appréciation de son ouvrage que nous lui voyons adopter.

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