Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
Quand, à l'âge de vingt-cinq ans, Pope se plaignait d'être fatigué du monde, Swift lui répondit qu'il n'avait point encore assez agi, assez souffert dans le monde pour en être fatigué. Mais quelle différence entre la jeunesse de Pope et celle de Byron! Ce que le premier n'avait qu'anticipé par la pensée, le second le connut dans la plus triste réalité. À l'âge où l'un commençait à peine à jeter un coup d'œil sur l'océan de la vie, l'autre y avait plongé, et en avait sondé toutes les profondeurs. Swift lui-même dut aux désappointemens et aux injustices qu'il éprouva de bonne heure cette amertume qui ne le quitta jamais, et présente bien plus d'analogie avec le sort de notre poète, non-seulement pour les attaques cruelles auxquelles il se trouva jeune en butte, que pour l'effet qu'elles produisirent sur son caractère 113.