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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)

Paulin Paris translation

Cet éloge, si généreusement accordé, ne conserva pas sa place dans le poème. Pendant le tems qui s'écoula entre la composition et l'impression, Lord Byron, espérant naturellement que son tuteur s'offrirait de lui-même à l'introduire dans la chambre des pairs le jour où il devait y paraître la première fois, lui écrivit pour lui rappeler qu'il serait majeur au commencement de la session. Au lieu de la politesse à laquelle il s'attendait, il ne reçut pour toute réponse qu'une note cérémonieuse, lui indiquant la manière formelle de procéder dans de telles occasions. Il n'est donc pas étonnant que, disposé comme il l'était par les circonstances précédentes à ne pas supposer à son tuteur des intentions bien favorables pour lui, et se voyant ainsi refusé au moment où l'appui d'un parent si proche lui eût été si utile, son ame, naturellement si impressionnable, se soit ouverte au plaisir de la vengeance. Cette indignation, une fois excitée, ne trouva qu'un moyen trop facile de s'exhaler. Les vers louangeurs que je viens de citer furent effacés, et sa satire fut publiée avec ceux que nous y voyons contre lord Carlisle. Si ces vers flattèrent délicieusement d'abord son désir de vengeance, telle était la facilité naturelle de son caractère, qu'il ne tarda pas à se repentir de les avoir écrits 105.

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