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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 09

Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)

Paulin Paris translation

Le genre de vie qu'il menait à cette époque, partagé entre les dissipations de Londres et celles de Cambridge, sans maison à lui, sans un seul parent qu'il pût visiter, n'était pas propre à le rendre content de lui-même ou des autres. N'ayant en tout de volonté à consulter que la sienne 99, les plaisirs même auxquels il était le plus naturellement porté, perdirent de bonne heure tout leur charme pour lui, parce qu'ils manquaient de ce qui fait l'assaisonnement de toutes nos jouissances, la rareté et la difficulté. J'ai déjà extrait d'un de ses souvenirs, un passage où il décrit ce qu'il éprouva en se rendant à Cambridge pour la première fois, et dit: «Qu'une des sensations les plus pénibles de sa vie fut de voir qu'il n'était plus un enfant! Depuis ce moment, ajoute-t-il, je commençai à m'estimer vieux, et dans mon estime l'âge n'est pas estimable. Je pris mes degrés dans le vice avec beaucoup de promptitude; mais le vice n'était pas de mon goût, car mes premières passions, quoique extrêmement violentes, étaient concentrées, et n'aimaient point à se répandre au-dehors ni à se partager. J'aurais pu quitter ou perdre le monde entier avec ou pour ce que j'aimais; mais bien que mon tempérament fût de feu, je ne pouvais prendre part au libertinage commun de cette ville à cette époque; et cependant ce dégoût lui-même, qui laissait mon cœur inoccupé, me jeta dans des excès peut-être plus fatals que ceux dont je m'éloignais, en fixant sur une seule personne (à la fois) les passions qui, répandues sur plusieurs, n'eussent fait de mal qu'à moi-même.

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