Note (retour) — DE LORD BYRON. (continued 3)
Paulin Paris translation
«Je me suis cru autrefois philosophe. Je débitais avec beaucoup de décorum bon nombre d'absurdités, défiant la douleur et prêchant l'égalité d'humeur. Pendant quelque tems cela réussit fort bien, car personne ne souffrait pour moi que mes amis, et ne perdait patience que mes auditeurs; à la fin une chute de cheval me convainquit que la douleur physique était un mal, et cet argument, le pire de tous, changea à la fois mon système et mon humeur; en sorte que je quittai Zenon pour Aristippe, et m'imaginai que c'est le plaisir qui constitue réellement le καλον 94. En morale, je préfère Confucius aux dix commandemens, et Socrate à Saint-Paul, quoique les deux derniers s'accordent dans leur opinion du mariage. En religion, je suis pour l'émancipation catholique, mais je ne reconnais pas le pape, et j'ai refusé de recevoir le sacrement parce que je ne comprends pas comment manger du pain et boire du vin de la main du vicaire terrestre peut faire de moi l'héritier du royaume des cieux. Je regarde la vertu en général, et chaque vertu en particulier, comme une disposition de l'ame; chacune d'elles me semble une manière de sentir et non un principe 95. Je crois que la vérité est le premier attribut de la divinité, et que la mort est un sommeil éternel, au moins pour le corps. Vous avez là un résumé des sentimens de ce libertin de George Lord Byron, et, jusqu'à ce que je me pourvoie d'un nouvel habit, vous voyez que je suis passablement mal vêtu.