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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 08

Note (retour) — ACTE V.

Paulin Paris translation

Jacob Foscari ne nia point sa lettre; il raconta en même tems dans quel but il l'avait écrite, et comment il l'avait fait tomber entre les mains de son délateur. Malgré ces aveux, Foscari fut remis à la torture, et on lui donna trente tours d'estrapade, pour voir s'il confirmerait ensuite ses dépositions. Quand on le détacha de la corde, on le trouva déchiré par ces horribles secousses. Les juges permirent alors à son père, à sa mère, à sa femme et à ses fils, d'aller le voir dans sa prison. Le vieux Foscari, appuyé sur un bâton, ne se traîna qu'avec peine dans la chambre où son fils unique était pansé de ses blessures. Ce fils demandait encore la grâce de mourir dans sa maison.--«Retourne à ton exil, mon fils, puisque ta patrie l'ordonne, lui dit le Doge, et soumets-toi à sa volonté.» Mais, en rentrant dans son palais, ce malheureux vieillard s'évanouit, épuisé par la violence qu'il s'était faite. Jacob devait encore passer une année en prison à la Canée, avant qu'on lui rendît la même liberté limitée à laquelle il était réduit avant cet événement; mais à peine fut-il débarqué sur cette terre d'exil, qu'il y mourut de douleur 32.

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