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Œuvres complètes de lord Byron, Tome 04

Note (retour) — MISCELLANÉES.

Paulin Paris translation

Et toi aussi, guerrier au panache de neige, toi, à qui ton royaume a refusé même un tombeau 127, mieux aurait valu pour toi continuer à conduire la France contre des armées mercenaires, que te vendre toi-même à l'infamie et à la mort pour un vil nom de roi, tel que celui du monarque de Naples, qui porte aujourd'hui le titre que tu achetas au prix de ton sang. Tu songeais peu, lorsque, sur ton cheval de bataille, tu te précipitais, comme un fleuve qui déborde, à travers les rangs armés, lorsque les casques fendus et les sabres entrechoqués étincelaient et tombaient en éclats autour de toi:--tu songeais peu à la destinée que tu trouvas au bout de la carrière! Ton panache hautain fut mis à bas par le coup déshonorant qu'y porta un esclave! Jadis,--semblable à la lune qui commande au flux et reflux de la mer, il parcourait les airs et guidait le guerrier; au milieu de la nuit créée par la noire et sulfureuse fumée du combat, le soldat cherchait des yeux ce superbe cimier, et, comme il le voyait toujours marcher en avant, ainsi marchait-il lui-même contre nos ennemis. Là où les traits rapides de la mort immolaient le plus de victimes, où la guerre entassait le plus de débris sous la bannière triomphante de l'aigle à l'aigrette flamboyante,--de l'aigle qui volait au sein des orages et des tonnerres, dont rien ne pouvait arrêter l'aile impétueuse, et qui lançait les foudres de la victoire:--oui, lorsque la ligne des ennemis se brisait, que la mort éclaircissait les rangs, ou que la fuite les dispersait dans la plaine, là, soyez-en sûrs, Murat chargeait! Hélas! il ne chargera plus désormais!

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