← Table of contents
Voyage au Darfour

Note 4 — PRÉFACE

Dr. (Nicolas) Perron translation

Voici plusieurs pièces de cette correspondance :

« ... Au nom de Dieu, clément et miséricordieux. Louanges à Dieu, maître des mondes, de la part du sulthân du Dârfour, modèle des princes musulmans, successeur du prophète de Dieu..... Abd-el-Rahmân-el-Rachid, que Dieu le protège toujours, au glorieux sulthân des armées françaises, mille saluts.

« Nous avons l’honneur de vous informer que le bruit de vos victoires est parvenu jusqu’à nous et que nous avons appris avec joie vos conquêtes sur les mamlouks. Un européen, devenu musulman, nous ayant appris combien vous favorisez les étrangers, nous avons remis ce firman au conducteur de la caravane Jussuf-el-Gellabi, chargé de vous assurer de notre amitié, qui, s’il plaît à Dieu, sera constante. Nous vous le recommandons vivement, afin que vous puissiez le protéger spécialement, ainsi que sa suite et ses esclaves : nous vous présentons mille salutations et mille amitiés. » (Pièces de la Correspondance de l’armée d’Orient. — Paris, in-8o.).

« Au sultan du Dârfour, 12 messidor an VII, au nom de Dieu clément et miséricordieux ; il n’y a d’autre Dieu que Dieu !..... Au sultan du Dârfour Abd-el-Rahmân.

« J’ai reçu votre lettre, j’en ai compris le contenu ; lorsque votre karavane est arrivée, j’étais absent, ayant été en Syrie pour punir et détruire nos ennemis. Je vous prie de m’envoyer, par la première karavane, deux mille esclaves noirs, ayant plus de seize ans, forts et vigoureux ; je les achèterai pour mon compte. Ordonnez à votre karavane de venir de suite, de ne pas s’arrêter en route ; je donne des ordres pour qu’elle soit protégée partout.

« Le général en chef, Bonaparte. »

« Au sultan du Dârfour, 24 messidor an VII. Au nom du Dieu clément et miséricordieux ; il n’y a d’autre Dieu que Dieu !... Au sultan du Dârfour Abd-el-Rahmân.

« Je vous écris la présente pour vous recommander Achmet-Aghâ-Kâchef, qui est auprès de vous, et son médecin Soliman, qui se rend au Dârfour, et vous remettra ma lettre. Je désire que vous me lassiez passer deux mille esclaves mâles, ayant plus de seize ans. Croyez, je vous prie, au désir que j’ai de faire quelque chose qui vous soit agréable.

« Le général en chef, Bonaparte. »

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings