Note 123 — CHAPITRE Ier.
Dr. (Nicolas) Perron translation
Voyez le fac-similé de la carte du cheykh Mohammed-el-Tounsy, planche II.
Je donne ici ce tracé tel que l’a figuré le cheykh. Ce n’est point une carte construite selon nos principes et nos habitudes ; mais les indications que présente ce tableau tel qu’il est m’ont beaucoup servi pour celui que j’ai dressé moi-même (voyez planche I). Le cheykh n’a aucune idée de ce que c’est qu’une carte, il a placé les localités simplement selon les positions relatives, et non de manière à indiquer les distances telles qu’on les mesure sur une échelle géographique.
Le long séjour du cheykh au Dârfour, aussi bien que son intelligence, permet d’accepter ses données comme exactes, et comme préférables à celles qui résultent des relations des voyageurs européens. Aucun de ces voyageurs n’a pu, comme lui, parcourir le pays dans tous les sens et l’explorer aussi bien.
D’après lui, et d’après les informations que j’ai prises des Fôriens que j’ai rencontrés au Kaire, la carte du sultan Teïma, donnée dans l’ouvrage de MM. Cadalvène et Breuvery sur l’Égypte et la Nubie, contient beaucoup d’erreurs.