LA TOUR, PRENDS GARDE.
Reading edition






[Ecouter] [PDF]
LE CAPITAINE ET LE COLONEL. La Tour, prends garde, la Tour, prends garde de te laisser abattre.
Deux enfants figurent la tour en se tenant par la main.—Le colonel et le capitaine se promènent autour d'eux en chantant. Le duc est assis plus loin, avec son fils à côté de lui; ses gardes l'entourent.
LA TOUR. Nous n'avons garde nous n'avons garde de nous laisser abattre. LE CAPITAINE ET LE COLONEL. J'irai me plaindre j'irai me plaindre au Duque de Bourbon. LA TOUR. Va t'en te plaindre Va t'en te plaindre au Duque de Bourbon. LE CAPITAINE ET LE COLONEL. Mettant un genou en terre devant le duc. Mon duc, mon prince (bis), Je viens me plaindre à vous. LE DUC. Mon capitaine, mon colonelle, Que me demandez-vous? LE CAPITAINE ET LE COLONEL. Un de vos gardes (bis), Pour abattre la tour. LE DUC. Allez, mon garde (bis), Pour abattre la tour.
Un garde se joint au capitaine et au colonel, qui retournent vers la tour. On recommence à chanter: «La tour, prends garde...» La tour répond: «Nous n'avons garde», etc. Les officiers reviennent au duc, et demandent deux, puis trois, puis quatre gardes.
Quand il n'y a plus de gardes, ils disent:
Votre cher fisse (bis), Pour abattre la tour. LE DUC. Allez, mon fisse (bis), Pour abattre la tour.
Ils retournent vers la tour, puis reviennent au duc, et disent:
Votre présence (bis), Pour abattre la tour. LE DUC Je vais moi-même (bis), Pour abattre la tour.
Le duc se met à la tête de la troupe. Il cherche à séparer les mains des enfants qui figurent la tour. Chacun essaye à son tour, et celui qui réussit est acclamé duc à la place de l'autre.