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Victor Hugo à vingt ans

Note 118 — VI

Reading edition

«Notre Charles Nodier»! Il faut lire le jugement que portait sur lui, dans une lettre à Albert Stapfer, Prosper Mérimée, son successeur à l'Académie, qui venait de terminer non sans peine, il est à croire, le discours de réception au cours duquel les usages académiques le forçaient à faire son éloge:

«Il m'a fallu lire les œuvres complètes de Nodier, y compris Jean Sbogar. C'était un gaillard très taré qui faisait le bonhomme et avait toujours la larme à l'œil. Je suis obligé de dire, dès mon exorde, que c'était un infâme menteur. Cela m'a fort coûté à dire en style académique. Enfin, vous entendrez ce morceau, si je ne crève pas de peur en le lisant». (Prosper Mérimée; l'homme, l'écrivain, l'artiste. Paris, Journal des Débats, 1907, in-8º. Lettre du 16 octobre 1844, p. 101).

L'article de Charles Nodier sur Han d'Islande, paru dans la Quotidienne, en 1823, l'avait mis en rapport avec Victor Hugo et leurs relations n'avaient point tardé à tourner à l'intimité.

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