TABLE ANALYTIQUE
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CHAPITRE I A LA CONQUÊTE DE L’ÉNERGIE
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Vivre c’est la grande affaire. Pour bien vivre, il faut être, avant tout, pourvu d’énergie. Vanité des autres avantages en l’absence de l’énergie. Prééminence de la force morale sur toute autre puissance. Courage physique et vaillance de l’âme. L’énergie morale, objet à la fois de notre admiration et de nos regrets. Elle est ce qui nous manque le plus. 13-24
CHAPITRE II LE PRIX DE LA VIE
Pour se procurer la force morale, il faut aller aux sources où elle se puise. Le but de ce livre est d’indiquer quelques-unes de ces sources. Au premier rang se place l’idée même qu’on se fait de la vie. Le respect de la vie est une source de force. L’homme devient plus ferme à mesure qu’il sent mieux ce qu’il vaut, et qu’il discerne plus clairement son but. Chacun de nous est une espérance de l’humanité, une espérance de Dieu, et notre but est de devenir des puissances pour la justice. Le dogme essentiel est de croire à la vie ; l’hérésie capitale consiste à manquer d’espérance. 27-30
CHAPITRE III L’OBÉISSANCE
Pour réaliser le but de la vie, l’obéissance est indispensable. Elle est une autre source de force morale. Malentendus au sujet de l’obéissance. Elle n’est pas l’asservissement : elle est la mère de la liberté. Rôle de la tradition et de l’autorité dans l’initiation à la vie. La Loi, extérieure d’abord, puis intérieure. La liberté consiste à associer sa volonté à la loi qui est au fond des choses. L’obéissance aveugle et le respect de la conscience individuelle. Impersonnalité de la conscience. Servitude volontaire. Elle est la proclamation de la solidarité, et son instrument le plus puissant. La résignation. 39-55
CHAPITRE IV LA SIMPLICITÉ
L’ambition vulgaire a pour objet de se séparer de l’ensemble pour conquérir une place privilégiée. Cette ambition est une source de faiblesse et d’avilissement. Il y a une autre ambition, la seule bonne, qui résulte de la conviction que le progrès de l’homme consiste à devenir meilleur. Celui qui sait cela reste simple. La vraie grandeur pour lui est intérieure. Persuadé que c’est par les racines que nous vient la force, il reste en contact avec le robuste sillon populaire. 59-68
CHAPITRE V LA GARDE INTÉRIEURE
Rôle de la vigilance dans le monde. L’ennemi, c’est tout ce qui affaiblit la vie et nous empêche d’être ce que nous devons être. Fausse sécurité. Le mal en nous ; chacun porte en soi de quoi le détruire. Les batailles de l’âme. Leur nécessité. La vigilance augmentée par le sentiment de la responsabilité Nous ne sommes pas seuls en cause. Chacun est le gardien des intérêts du prochain.
Le juge intérieur. Hommes de conscience et hommes de galerie. Le recueillement et la prière.
Batailles perdues. Les vaincus et les blessés. Clémence et pardon. C’est une force aussi que d’avoir été quelquefois vaincu. 71-83
CHAPITRE VI L’ÉDUCATION HÉROÏQUE
Nihil mirari. L’admiration et l’esprit de dénigrement ou de raillerie. Nous vivons de respect, nous périssons par la moquerie : chasse le moqueur !
Les héros. Leur rôle de pionniers et d’initiateurs. C’est grâce à l’enthousiasme que leur influence pénètre jusqu’à nous.
Puissance de l’exemple.
L’héroïsme obscur. Si le pessimisme avait raison, il y a longtemps que la société aurait fait naufrage. Le bien qu’on ignore fait équilibre au mal qu’on ne connaît que trop. Cherchez le bien ! 87-99
CHAPITRE VII LES COMMENCEMENTS DIFFICILES
La jeunesse qui souffre. Difficultés d’ordre matériel et spirituel. L’école de misère ; ce qu’on y apprend. Ceux qui ont souffert et lutté sont la force du monde. Des dangers que fait courir à la jeunesse une vie trop facile. Pauvreté volontaire. 103-120
CHAPITRE VIII L’EFFORT ET LE TRAVAIL
L’homme craint l’effort comme un ennemi, et c’est son meilleur ami. L’effort n’est pas seulement un signe de vie ; mais une source de vie.
Le travail. Graves erreurs au sujet du travail. Il ne saurait être considéré exclusivement comme un gagne-pain ou comme une marchandise. Conséquences funestes des idées médiocres qui ont cours sur le travail. Le travail est l’organe par lequel l’homme s’assimile la vie, dans le sens le plus large de ce mot. Celui qui ne travaille pas s’exclut de la vie. Le labeur aimé. Fac et spera ! 123-139
CHAPITRE IX LA FIDÉLITÉ
Vies incohérentes : vies perdues. Mettons de l’unité dans notre vie. Le perpétuel assaut que nous livrent les circonstances. Lutte pour la stabilité. L’homme est un voyageur qui convoite une patrie.
Caractères sûrs et caractères mobiles. Les virtuoses du changement. Avilissement de la parole humaine.
L’honnêteté. Morale du dimanche et morale de tous les jours. Duplicité de l’existence. 143-156
CHAPITRE X LA GAITÉ
La splendeur du bien et la morale sinistre. Quittez tout air sombre ! La gaîté vaillante et ses triomphes. Œuvre néfaste des grincheux. 159-167
CHAPITRE XI L’HONNEUR VIRIL
L’honneur est-il chose différente pour l’homme et pour la femme ? Il nous plaît d’accorder que pour l’homme, l’honneur consiste surtout dans le courage. Et c’est pour ce motif que nous l’engageons à se garder pur. Le respect de soi-même est une école d’énergie. Malgré les difficultés qu’elle présente, la chasteté est le seul idéal acceptable. Différence entre la chasteté monacale et celle que nous recommandons. Il ne faut pas mépriser la nature ; mais la suivre en la respectant. Les sources de la vie, confiées à la garde de l’homme. Noblesse oblige. L’amour est frère de la vaillance. Tout acte contraire au véritable amour est entaché de lâcheté. L’amour respecté est une source de force, de joie, de poésie. 171-184
CHAPITRE XII AUX INFIRMES
Fonction sociale de l’infirme. Il est un perpétuel memento qui nous rappelle à la fraternité humaine.
L’infirme est une protestation éloquente contre le droit du plus fort et la réfutation de ce droit. Puissance des êtres désarmés.
Les forts confondus par les faibles.
L’infirme, maître dans la science de souffrir. Vous qui êtes forts, allez lui demander des leçons.
L’infirme un consolateur. C’est dans la douleur qu’est le salut du monde. 187-196
CHAPITRE XIII LA PEUR
La barbarie et les civilisations raffinées, milieux d’élection de la peur. La peur est l’esclavage par excellence. Les exploiteurs de la peur.
La morale de la peur. La crainte des conséquences est le commencement de l’immoralité.
La peur du ridicule.
Lutte contre la peur. Son royaume est en nous. Moyens de la combattre. Les petits moyens. Le grand moyen. L’amour est le secret du vrai courage. Celui-là seul est un vivant et jouit de la vie, qui à tout moment est résolu au sacrifice de soi-même, par amour. 199-215
CHAPITRE XIV LE COMBAT
De l’emploi de l’énergie. Vivre c’est agir, agir c’est combattre. Il y a combat et combat. La lutte pour l’existence ne saurait être la loi de l’humanité, car le but de l’humanité n’est pas l’existence, mais la justice. Le combat suprême d’un être se fait pour son bien suprême.
La guerre. Choses très diverses que renferme ce vocable. On ne saurait ni l’approuver ni la condamner en bloc.
Dans le sens étendu de ce mot, le combat durera tant que durera le monde. Beauté du combat pour la justice. Son caractère dominant est la loyauté. A bas les armes louches ! Le conflit loyal est une des formes les plus énergiques de la collaboration. 219-236
CHAPITRE XV L’ESPRIT DE LA DÉFENSE
La défense n’est pas un droit mais un devoir. Vengeance et défense. La juste défense est impersonnelle.
La non-résistance. Le Christ commenté par Tolstoï. Ce qu’il faut penser de la parole : ne résistez pas au méchant. Elle indique l’esprit de la défense ; mais le Christ lui-même ne l’a pas prise à la lettre.
Les armes de la douceur.
Ceux qui disent : mêlons-nous de ce qui nous regarde. — « Ne laisse pas faire aux autres, ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît à toi-même. »
Défense des faibles, des absents, des morts. 239-254
CHAPITRE XVI LA BONTÉ RÉPARATRICE
L’énergie secourable. Ceux qui blessent et ceux qui guérissent. La tradition de la miséricorde sur la terre. Il faut entrer dans cette tradition quand on est jeune. La jeunesse et la douleur. Vertu consolatrice de la jeunesse. Sois bon, mon enfant ! 257-265
CHAPITRE XVII SURSUM CORDA
Ce que c’est qu’un homme. 269-272
LIBRAIRIE FISCHBACHER, 33, rue de Seine, à Paris.
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Histoire de la philosophie européenne, par Alfred Werner, professeur à l’Université de Strasbourg. 5e édit. revue et augmentée. 1 vol. in-8o. 12 fr.
Bar-le-Duc, Imprimerie Comte-Jacquet.