Note 518 — XXII
Reading edition
Là, encore, le chapitre des rectifications oppose un démenti formel (p. 334) à ce roman. «Jamais M. de Maurepas n’a eu envie de s’associer M. d’Aiguillon au ministère; jamais, ni en 1776, ni en 1780, ni en aucun autre temps, il n’a voulu s’étayer de lui, ni le consulter; ni même celui-ci n’a pensé lui être associé.» Il est certain que la correspondance, conservée par les Archives nationales, à l’adresse de Balleroy, ne laisse rien percer de ces prétendues intentions de Maurepas, ni de l’espoir du duc d’Aiguillon de reparaître à la Cour. Cependant, les bruits répandus à cet égard dans le public et surtout la longue lettre que nous avons reproduite intégralement ici—conversation d’un ami de d’Aiguillon avec Maurepas—pourraient faire croire que l’ancien ministre avait encore, malgré qu’il s’en défendît, de longs espoirs et de vastes pensers. Mais quand furent publiés les Mémoires du ministère d’Aiguillon, tout était bien fini pour la veuve; et elle ne voulut point laisser planer sur la mémoire de son mari le ridicule d’illusions indignes de son caractère. Au reste sa correspondance démontre assez le peu de confiance qu’elle avait dans les promesses de Maurepas.
En tout cas, les Mémoires secrets (édit. Lescure), du 8 octobre 1780, notent que Maurepas fait l’impossible pour ramener son neveu au ministère.