Editorial note — ERNEST MYRAND (continued 3)
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Note 145: "Mais avant de s'asseoir à table on procède à la bénédiction du feu." La Rousse: Grand Dictionnaire, au mot Noël, page 1046.
"Le curé avec son vicaire, ses chantres, ses choristes, sa croix et sa bannière (celle de la paroisse) fait trois fois le tour du feu." Vicomte Walsh: Tableau Poétique des Fêtes Chrétiennes: la St-Jean-Baptiste, page 329, édition de 1850.
"Le 23 (Juin 1646) se fit le feu de la St-Jean, sur les 8 heures et demie du soir: M. le Gouverneur (Montmagny) envoya M. Tronquet pour sçavoir si nous (les jésuites) irions; nous allâmes le trouver, le père Vimont et moi (Jérôme Lalement) dans le fort. Nous allâmes ensemble au feu. M. le Gouverneur l'y suit et lorsqu' l'y mettait je chanté (sic) l'Ut queant laxis et puis l'oraison." Journal des Jésuites, page 53, année 1646--page 89, allée 1647--page 111, année 1648--page 127 année 1649--page 141, année 1650.
"Le 23 (Juin 1666) la solennité du feu de la St-Jean se fit avec toutes les magnificences possibles. Monseigneur l'évesque (Laval) revestu pontificalement avec tout le clergé, nos pères (les jésuites) en surplis, etc., etc. Il (Laval) présenta le flambeau de cire blanche à Monsieur de Tracy (le Gouverneur) qui le lui rend et l'oblige à mettre le feu le premier, etc." Journal des Jésuites, page 345, année 1666.
Comme on le voit, ce récit imaginaire suit, observe, avec une rigoureuse exactitude, le précis de la tradition.
Note 146: Voir Courrier de Paris de L'Univers Illustré, année 1884.