Note (retour) — ACTE DEUXIÈME
François Guizot translation
THERSITE.—Eh bien! Thersite? Quoi! tu te perds dans le labyrinthe de ta colère? Cet éléphant d'Ajax en sera-t-il quitte à ce prix?—Il me bat, et je le raille: vraiment, belle satisfaction! Je voudrais changer de rôle avec lui; moi, pouvoir le battre, et en être raillé. Par le diable, j'apprendrai à conjurer, à évoquer les démons, plutôt que de ne pas voir quelque résultat aux imprécations de ma colère. Et puis cet Achille: un fameux travailleur! Si Troie n'est prise que lorsque ces deux assiégeants auront miné ses fondements, ses murs tiendront jusqu'à ce qu'ils tombent d'eux-mêmes.—O toi, grand lance-tonnerre de l'Olympe, oublie donc que tu es Jupiter, le roi des dieux, et toi, Mercure, oublie toute l'astuce des serpents enlacés à ton caducée, si vous n'achevez pas d'ôter à ces deux champions la petite, la très-petite dose de bon sens qui leur reste encore. Et l'ignorance elle-même, à la courte vue, sait que cette dose est si excessivement mince qu'elle ne leur fournirait pas d'autre expédient, pour délivrer un moucheron des pattes d'une araignée, que de tirer leur fer pesant et de couper la toile. Après cela, vengeance sur le camp entier: ou plutôt, le mal des os28; car c'est, je crois, le fléau attaché à ceux qui font la guerre pour une jupe.—J'ai dit mes prières: que le démon de l'envie réponde, amen! Holà! ho! seigneur Achille.