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Traité de la Vérité de la Religion Chrétienne

Note (retour) — LIVRE SECOND.

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La Loi trés-parfaite de Jésus-Christ ne régle pas seulement l'extérieur: elle va jusqu'à la racine du déréglement; elle retranche la cupidité, & ne lui permet pas les moindres mouvemens, ni les moindres atentats à la chasteté des femmes. Tout, jusqu'aux regards mêmes, devient criminel par ces Loix sévéres qui font craindre à l'Homme un Dieu scrutateur des coeurs, juge & vangeur non seulement du crime, mais aussi du dessein de le commettre. Elles défendent le Divorce. Et n'est-il pas juste, en éfet, que puisque toute véritable amitié doit être perpétuelle & indissoluble, celle qui unit & les coeurs & les personnes entiéres, dure tout autant que la vie? Joignez à cela qu'il n'est pas possible que l'éducation des Enfans ne reçoive quelque préjudice de cette séparation. Pour ce qui est du nombre des femmes, ces mêmes Loix n'en permettent qu'une. Les raisons en font claires, & n'ont pas été ignorées, ni des Romains, ni des anciens Peuples de l'Allemagne, qui condamnoient la Polygamie. Il y en a trois principales raisons. I. Il est juste que la Femme qui s'engage à donner son coeur tout entier & sans réserve, 40 posséde aussi sans partage celui de son Mari. II. Les afaires domestiques sont mieux conduites, lors qu'elles sont sous la direction d'une seule tête. III. Enfin, cette pluralité de Méres de Famille ne peut causer parmi les Enfans, que du désordre & de la désunion.

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