← Table of contents
Traité de la Vérité de la Religion Chrétienne

Note (retour) — LIVRE PREMIER.

Reading edition

XVIII. Si l'on objecte qu'on n'entend plus aujourd'hui parler ni de miracles, ni de prédictions; je répons qu'il sufit, pour établir la vérité d'une Providence, qu'il s'en soit fait autrefois. Et cette Vérité, qu'il y a une Providence, étant une fois posée, elle diminue la surprise que pourroit causer la cessation de ces choses extraordinaires. Car s'il y a un Dieu qui gouverne l'Univers, il faut croire qu'il a d'aussi fortes raisons de ne plus employer aujourd'hui ces voyes surnaturelles, qu'il en a eu autrefois de les mettre en usage. Ces raisons ne sont pas bien dificiles à deviner. Il n'est pas de la sagesse divine de violer perpétuellement ou pour de légéres causes, les Loix selon lesquelles elle conduit le Monde, & cache à l'Homme l'avenir qui dépend de causes libres & contingentes. Elle n'a du le faire que dans des ocasions importantes, & où les voyes naturelles auroient été foibles, & sans éfet. Lors que le véritable culte de la Divinité, ignoré de tous les hommes, étoit renfermé dans un petit coin de la Terre, ou lorsque la Religion Chrétienne a dû, conformément aux desseins de Dieu, se répandre par tout l'Univers, rien n'étoit plus à propos que de l'afermir puissamment par des coups d'éclat, qui arrêtassent les débordemens de l'impiété & de l'idolâtrie.AK

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings