Note 69 — LIVRE PREMIER.
Reading edition
Note 69: (retour) Strabon. Dans son liv. XVI. Il donne cet abrégé de la doctrine de Moyse, dans lequel le vrai est mêlé avec le faux. «Il enseignoit que les Egyptiens avoient tort de représenter la divinité par des Images d'animaux: que les Grecs & les Africains n'avoient pas plus de raison de lui atribuer une forme humaine: que Dieu n'est autre chose que ce que nous apellons le Ciel, le Monde & la Nature. Peut-on donc, disoit-il, le représenter par les Images des choses que nous voyons autour de nous? Ne vaut il pas mieux le servir sans le peindre, se contenter de lui bâtir un Temple, & dans ce Temple un Sanctuaire magnifique, & l'adorer là sans y faire intervenir aucune figure? Il ajoûte que c'est là le sentiment de tous les gens de bien: que Moyse institua des cérémonies qui n'engageoient pas à trop de dépenses & où rien ne ressentoit un emportement de fureur religieuse. Il parle ensuite de la circoncision, des viandes défendues, &c. & après avoir montré que naturellement l'homme aime la société, il dit que les loix divines sont les plus propres à établir cette société.