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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 6/8)

Note 106 — QUARTIER SAINT BENOIT.

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Le cardinal fit casser cet arrêt par le conseil[106]; et par une imprudence nouvelle, ordonna encore l'enlèvement de deux magistrats[107]. Le parlement, à qui la défense de s'assembler avec les autres compagnies fut notifiée dans les termes les plus durs, n'y répondit qu'en se réunissant le même jour avec elles, pour délibérer sur l'ordonnance même du conseil. Cependant le peuple continuoit à murmurer; il y eut même des voies de fait exercées contre des officiers envoyés par la régente pour s'emparer de la feuille de l'arrêt, et la cour commença enfin à concevoir quelques craintes. Elle fit proposer des accommodements, que le parlement rejeta avec une sorte de hauteur, parce qu'ils touchoient son intérêt particulier, qu'il affectoit de négliger pour ne songer qu'au bien public; et, comme l'effervescence populaire alloit toujours croissant, la régente, bien plus encore par le danger dont elle étoit menacée que par les remontrances et les délibérations de cette compagnie, crut devoir céder, et permit enfin l'exécution de cet arrêt d'union qu'elle avoit d'abord si fortement contesté. Alors les députés nommés par le parlement et par les autres cours souveraines se réunirent dans la chambre de Saint-Louis, et commencèrent à y tenir des assemblées régulières. Toutefois la reine, en tolérant cette espèce de comité, lui fit dire «que son intention étoit que les affaires s'y expédiassent en peu de temps, pour le bien de l'état, surtout qu'il y fût avisé aux moyens d'avoir de l'argent promptement.»

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