Note 42 — QUARTIER SAINT BENOIT.
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Dès les commencements de son administration, il laissa entrevoir quelle seroit sa politique relativement aux affaires générales de l'Europe: mais il falloit se rendre le maître dans l'intérieur avant de songer à exercer au dehors une véritable influence; et, destinés à nous trouver presque toujours en contradiction avec les historiens qui nous ont précédé, nous le louerons de ce qu'il fit pour y parvenir, lorsque, sous ce rapport, la plupart d'entre eux l'ont dénigré[42]. Le désordre étoit alors à son comble, et nous ne pouvons l'exprimer plus vivement qu'en empruntant ses propres paroles. «Lorsque votre majesté, dit-il au roi dans son testament politique[43], se résolut de me donner en même temps et l'entrée de ses conseils et grande part à sa confiance, je puis dire avec vérité que les huguenots partageoient l'État avec elle; que les grands se conduisoient comme s'ils n'eussent pas été ses sujets, et les plus puissants gouverneurs de province, comme s'ils eussent été souverains en leurs charges... Je puis dire que chacun mesuroit son mérite par son audace; qu'au lieu d'estimer les bienfaits qu'ils recevoient de votre majesté par leur propre prix, ils n'en faisoient cas qu'autant qu'ils étoient proportionnés au déréglement de leur fantaisie; et que les plus entreprenants étoient estimés les plus sages, et se trouvoient souvent les plus heureux.» Il s'étoit proposé de remédier efficacement à de si grands abus; et il avoit promis au roi d'employer toute son industrie et toute l'autorité qui lui étoit confiée «pour ruiner le parti huguenot, rabaisser l'orgueil des grands, réduire ses sujets dans les bornes de leur devoir, et relever son nom dans les nations étrangères au point où il devoit être[44].»