Note 411 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 3)
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Ce sont deux établissements différents formés dans le même lieu, mais dans des temps divers. Plusieurs de nos historiens se sont trompés sur la date de la fondation du collége, qu'ils font moins ancienne qu'elle ne l'est de plus de cent ans. L'abbé Lebeuf, qui la place avec raison en 1430, prétend que ce collége n'entra en plein exercice que vers 1500. Cependant, si l'on en croit D. Félibien[411], Jean Hubert, docteur en droit canon, qui le fonda sur un emplacement pris à cens de l'abbaye Sainte-Geneviève[412], y plaça dès le principe des professeurs amovibles: on en a compté jusqu'à quatorze, dont neuf enseignoient les humanités, quatre la philosophie, et un la langue grecque. Toutefois on ne trouve point qu'il eût de dotation dès son origine; et on le considéroit moins alors comme un collége proprement dit que comme une maison louée par des professeurs qui donnoient des leçons générales dans les salles, et recevoient dans les chambres quelques élèves auxquels ils accordoient des soins particuliers. Cet établissement portoit dès-lors le nom de Sainte-Barbe.