Note 396 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 3)
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Nous avons déjà parlé de la fondation de ce collége à l'article du collége de Laon[396]. Nous avons dit comment les boursiers de ces deux établissements, réunis dans la même maison, ayant jugé à propos de se séparer, cette séparation, arrivée en 1333, produisit deux colléges particuliers. Ce changement fut autorisé par le pape Clément VI; et Philippe-le-Long, qui le confirma, voulut en même temps gratifier le collége dont nous parlons de vingt-quatre arpents de bois dans les forêts du Loup et de la Muette. Raoul de Presles, qui en étoit fondateur, traita alors avec Gui de Laon du logement que les deux colléges avoient d'abord occupé, en lui faisant un contrat de 24 liv. de rente, et à ce moyen resta dans l'établissement, tandis que les boursiers de l'autre collége alloient se loger au clos Bruneau. Mais, quelque temps après, le collége de Beauvais, qui venoit d'être fondé dans la rue voisine, sur un terrain contigu à celui du collége de Presles, eut besoin à son tour de quelques bâtiments pour les écoles publiques qui s'y tenoient. On entra dans des arrangements nouveaux, au moyen desquels les cours publics furent partagés: il y eut quatre classes et quatre professeurs dans chacun des deux colléges, ce qui subsista jusqu'en 1699, que l'exercice entier des classes fut cédé au collége de Beauvais.