Note 389 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 3)
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Il doit, suivant tous nos historiens[389], son origine à Gui de Harcour, évêque de Lisieux, qui laissa pour cet effet 1000 livres par son testament, et 100 livres pour le logement de vingt-quatre boursiers étudiant dans la faculté des arts: cet acte est de 1336. Au commencement du siècle suivant, Guillaume d'Estouteville, aussi évêque de Lisieux, fonda un autre collége sous le nom de Torchi, avec l'intention de le placer dans des maisons situées rue Saint-Étienne-des-Grès, qu'il avoit achetées de l'abbaye Sainte-Geneviève. Cependant, comme l'exécution de cette dernière partie du projet n'eut pas lieu sur-le-champ, il en est résulté sur la date de la fondation quelques difficultés, qu'il est facile de lever, en supposant, ce qui est très-vraisemblable, que Guillaume d'Estouteville établit d'abord ses boursiers dans le collége de Lisieux, fondé par Gui de Harcour, et acheta en même temps les maisons où il vouloit les loger; que sa mort, arrivée en 1414, ne lui ayant pas laissé le temps de les y établir, Estoud d'Estouteville, son frère et son exécuteur testamentaire, se chargea de remplir sa dernière volonté, ce qui toutefois ne fut exécuté qu'en 1422. On voit en effet, à cette époque, douze théologiens et vingt-quatre artiens réunis dans ce collége, qui fut, par arrêt de la cour, nommé de Torchi[390], dit de Lisieux. Les douze théologiens étoient de la fondation de MM. d'Estouteville, et les vingt-quatre artiens étoient certainement ceux que Gui de Harcour avoit fondés; ce qui d'ailleurs est démontré par un arrêt du 19 juin 1430.