Note 386 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 3)
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La première fondation de ce collége fut faite en 1317[386], et non en 1380, comme plusieurs l'ont avancé, par Galeran Nicolas ou Nicolaï dit de Grève, clerc de Bretagne, qui, par son testament, laissa le tiers de ses biens aux pauvres écoliers du diocèse de Cornouaille ou Quimper-Corentin, faisant leur cours d'études à Paris. Ses exécuteurs testamentaires n'accomplirent sa volonté qu'en 1321, et fondèrent alors cinq bourses, qu'ils laissèrent à la nomination de l'évêque de Paris. Ce prélat approuva le nouvel établissement en 1323; et ces boursiers, qui n'avoient point de domicile, furent placés dans le collége que Geoffroi du Plessis venoit de fonder[387]. Les choses restèrent en cet état jusqu'en 1380, que Jean de Guistri, maître-ès-arts et en médecine, né dans le diocèse de Cornouaille, acheta, dans la rue du Plâtre, une maison, où il logea les cinq boursiers ses compatriotes, ajoutant à ce bienfait celui de fonder quatre bourses nouvelles[388]; ses exécuteurs testamentaires trouvèrent dans ses biens de quoi en créer une cinquième, et il fut décidé que le nouveau collége seroit appelé collége de Cornouaille.