Note 381 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 3)
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On ne peut douter qu'il n'y ait eu des médecins à Paris dès le commencement de la monarchie; mais il n'est pas facile de déterminer l'époque à laquelle ils formèrent un corps et furent agrégés à l'Université. Duboulai veut que Charlemagne lui-même ait fait entrer cette étude au nombre de celles qui étoient en vigueur dans l'école palatine[381], tandis que d'autres écrivains[382] reculent jusqu'au règne de Charles VII l'origine de cette corporation. Ces deux opinions sont également éloignées de la vérité. Il y a des preuves certaines qu'on se livroit à l'étude publique de la médecine dès le commencement du douzième siècle, qu'anciennement cette faculté étoit ecclésiastique, et que ses membres étoient obligés de garder le célibat, ce que l'on peut aisément concevoir, si l'on réfléchit que, dans le moyen âge, à l'exception d'un très-petit nombre de personnes, il n'y avoit que le clergé qui s'adonnât à l'étude et qui cultivât les sciences et les arts. Toutefois comme la profession de médecin, plus lucrative qu'aucune autre, faisoit négliger l'étude de la théologie, un décret du concile de Reims, tenu en 1131, défendit aux moines et aux chanoines d'étudier la médecine; et dans celui de Tours, en 1163, Alexandre III déclara qu'il falloit regarder comme excommuniés les religieux qui sortoient de leurs cloîtres pour apprendre l'art de guérir. L'étude du droit civil fut comprise dans le même anathème.