Note 300 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 2)
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Lorsqu'en 1744 on reconstruisit le cloître de Sainte-Geneviève, prêt à tomber en ruines, quelque indispensable que fût cette reconstruction, l'état de dégradation complète dans lequel étoit l'église demandoit peut-être des réparations encore plus urgentes. Toutefois l'abbé et les chanoines attendirent jusqu'en 1754 pour présenter au roi une requête, dans laquelle, après avoir peint le délabrement toujours croissant de cet édifice, délabrement devenu tel à cette époque qu'il menaçoit la sûreté des fidèles, ils démontroient la nécessité de bâtir une église nouvelle, et l'impossibilité où ils étoient de le faire sans de puissants secours. Leur demande fut favorablement accueillie; on saisit même avec empressement cette occasion d'élever enfin dans Paris un monument digne de la patronne d'une ville aussi célèbre. Le roi parut regarder une telle entreprise comme une chose qui devoit contribuer à illustrer son règne; et, pour assurer aux frais considérables qu'elle alloit entraîner un fonds suffisant et invariable, on établit sur les billets de loterie un impôt d'un cinquième, dont le produit fut entièrement réservé à la reconstruction de l'église de Sainte-Geneviève. Le terrain qu'on lui destina fut béni par l'abbé le 1er août 1758; et l'église souterraine qu'il fallut bâtir, quoique retardée par les obstacles qu'offrit le peu de solidité du terrain[300], fut achevée dans l'année 1763. L'église supérieure étoit déjà élevée à une certaine hauteur, lorsqu'en 1764 Louis XV vint solennellement y poser la première pierre.