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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 6/8)

Note 218 — QUARTIER SAINT BENOIT. (continued 2)

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Ce fut pour les princes une nécessité d'y souscrire; mais ils le firent purement par politique: car dans ce moment même ils attendoient le duc de Lorraine, qui rentroit en France de concert avec Fuensaldagne, et que l'or de l'Espagne avoit entièrement gagné à leur parti. Tous les deux y vinrent en effet, chacun avec une armée; mais les ruses politiques de Mazarin déterminèrent le général espagnol à se retirer[218], et les belles opérations militaires de Turenne paralysant tous les efforts du prince lorrain, et de Condé réunis[219], portèrent ainsi le dernier coup à la faction chancelante de celui-ci. Retz alors voyant que la paix étoit inévitable, que tout y tendoit invinciblement, fait prendre à Gaston le seul parti qui fût convenable dans la situation désespérée des choses, celui d'essayer de se rendre l'arbitre de cette paix tant souhaitée, et de se donner tout le mérite du retour du roi dans sa capitale. Il se charge de cette mission délicate, et qui, dans la circonstance où il se trouvoit, n'étoit pas sans danger pour lui, part pour Compiègne à la tête d'une députation du clergé, y est reçu mieux qu'il n'espéroit[220], mais ne réussit point dans l'objet de son voyage. La cour, qui, quelques mois auparavant, eût accepté ses propositions avec empressement, se voyoit actuellement dans une situation à pouvoir reconquérir ses droits, sans grâces ni conditions; elles furent donc refusées, jusqu'à celle que faisoit le duc d'Orléans de se retirer à Blois, pourvu qu'une amnistie honorable assurât son état, celui des princes et de leurs partisans; et ce furent les amis du cardinal, Servien, Le Tellier, Ondeley, qui, se méfiant de la facilité de la reine, empêchèrent le succès de cette négociation.

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