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Tableau historique et pittoresque de Paris depuis les Gaulois jusqu'à nos jours (Volume 6/8)

Note 53 — Notes

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: Ce prince, aidé de la ligue catholique, dont le chef étoit le duc de Bavière, venoit de reconquérir la Bohème sur l'électeur palatin, qui avoit eu l'audace de profiter de la révolte de ses habitants pour s'en emparer et s'en faire déclarer roi. Ce fut là, ainsi que nous l'avons déjà dit (pag. 52), la première période de la guerre de trente ans, dite période palatine, laquelle, commencée en 1618, finit en 1625. L'électeur palatin, qui s'étoit sauvé en Hollande, fut mis au ban de l'empire, et Tilly acheva d'écraser les princes protestants qui combattoient encore pour lui, même après sa retraite, dans un combat qu'il leur livra en 1623, près de Stadlo, dans l'évêché de Munster. La dignité d'électeur palatin fut alors donnée au duc de Bavière, et le Palatinat partagé entre lui et les Espagnols. Tout sembloit devoir être fini; mais l'empereur, enhardi par le succès, conçut des projets plus vastes: ses troupes se répandirent dans toute l'Allemagne; il fit des coups d'autorité qui inquiétèrent la ligue protestante; et la liberté du corps germanique parut menacée. Aussitôt il se forma une confédération nouvelle pour la défendre, à la tête de laquelle parut le roi de Danemarck. C'est la seconde période de cette même guerre, connue sous le nom de période danoise, qui commence en 1625 et finit en 1630. L'empereur y remporte des succès encore plus brillants et plus décisifs; et c'est alors que le fameux Walstein (ou Vallenstein) se montre, à la tête de ses armées, le plus habile et le plus heureux capitaine de l'Europe. Vainqueur une seconde fois, et plus puissant alors qu'il n'avoit jamais été, Ferdinand exerça quelque temps en Allemagne un pouvoir absolu, dont les princes protestants ressentirent seuls les atteintes, mais qui commença néanmoins à déplaire aux princes catholiques. Tant qu'il conserva réunies les forces imposantes qu'il avoit sur pied, ce mécontentement général n'osa point éclater: à peine les eut-il divisées, que la diète électorale, qu'il avoit rassemblée à Ratisbonne en 1630 pour obtenir d'elle l'élection de son fils à la dignité de roi des Romains, s'éleva contre lui, et le força par ses plaintes, et, même par ses menaces, à réformer une grande partie de ses troupes et à renvoyer leur général. Brulart de Léon, ambassadeur du roi de France, et le fameux père Joseph, capucin, envoyés à la diète par le cardinal de Richelieu, aidèrent les électeurs à obtenir ce triomphe sur l'empereur; et ainsi se préparèrent les voies qui devoient bientôt introduire le roi de Suède dans le sein de l'empire.

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