Note 204 — QUARTIER SAINTE-OPPORTUNE.
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Toutefois ces mêmes historiens, qui s'accordent sur le fait historique auquel l'église de Sainte-Opportune doit son origine, sont d'un avis très-différent lorsqu'il s'agit de fixer le temps où il arriva, et le nom du prince qui fut le donataire de cette chapelle. Les uns, comme Sauval, placent la translation des reliques de la sainte en 853; d'autres, comme dom Duplessis, en 877 ou 878. Le P. Pagi en fixe l'époque à l'année 879; Le Maire, au commencement du douzième siècle; Dubreul, sous Louis-le-Jeune; enfin Germain Brice recule cet événement jusqu'en 1374. Les uns attribuent à Charles-le-Chauve et à Louis de Germanie les premières donations faites à Hildebrand; les autres en font honneur à Louis-le-Bègue, à Louis-le-Gros et à Louis-le-Jeune; enfin plusieurs font de la chapelle de Notre-Dame-des-Bois un prieuré de filles dépendant du monastère dont sainte Opportune étoit abbesse: c'est l'opinion de Sauval, de Dubreul, etc. En même temps qu'ils établissent ces sentiments divers, plusieurs donnent à la chapelle de Notre-Dame-des-Bois une antiquité plus grande qu'à aucun autre monument chrétien. Le même Sauval dit que, «si l'on en croit la tradition, saint Denis, qui vint en France en 252, la mit en grande vénération des peuples.» Un autre la fait exister en 255[204]; et Corrozet, en lui donnant une origine non moins reculée, ajoute «que madame sainte Opportune, religieuse, la fréquentoit souvent, et qu'elle est enclose en son église.» Nous avons vu que, selon le plus grand nombre, la forêt qui touchoit cet ermitage couvroit tout le terrain au nord de Paris.