Note 46 — L'ÎLE D'ELBE (continued 7)
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Note 46:
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Quoique ami du colonel Vincent, Pons s'exprime sur lui avec la plus âpre sévérité: «L'Empereur eut le malheur de trouver à Porto-Ferrajo un homme que la nature avait fait l'ennemi des hommes, et dont chaque parole était une sorte d'anathème contre l'espèce humaine. C'était le colonel qui, depuis plusieurs années, commandait le génie militaire en Toscane et que les événements de la guerre avait forcé de se réfugier sur l'île où son commandement s'étendait. L'Empereur le connaissait bien. Sa Majesté avait plusieurs fois refusé de lui donner de l'avancement. D'ailleurs, la police ne lui avait pas laissé ignorer que cet officier était son antagoniste décidé. Tout devait donc le lui rendre suspect.
À propos du départ du colonel, il dit encore: «Le colonel du génie partit également. Ses adieux furent marqués par une foule de traits satiriques contre l'Empereur; il blâmait la trop grande dépense de Sa Majesté; ensuite, il feignait de craindre la circulation d'une monnaie de mauvais aloi.»