Note (retour) — PARIS, (continued 3)
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Enfin j'arrangeai mon départ. Les onze jours passés à Chamouni m'avaient paru un siècle. Je croyais pouvoir partir, lorsqu'on vint me dire que les chemins étaient impraticables par la quantité d'avalanches tombées: c'était celles que j'avais entendues toutes les nuits et qui étaient fondues; la route en avait été inondée. N'étant plus utile à nos compagnons de voyage, j'étais au désespoir de rester dans ce triste Chamouni qui ne devrait être habité que par les chèvres et les chamois. Les prairies elles-mêmes ont leur tristesse; les soucis sont les seules fleurs qu'on y trouve; voilà les bouquets que vous offrent les jeunes bergères. Pour rien au monde je ne retournerais à Chamouni. Aimable comtesse, cette course est la seule où je ne vous ai point regrettée 39.