Note (retour) — PARIS, (continued 3)
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Je pourrais vous parler encore des salines de Beg, de la belle cascade de Pisse-Vache à Sion (à laquelle je préfère pourtant celle du Reichenback), de Saint-Martin, de Saint-Maurice dont le pont et les anciennes fortifications forment un intéressant tableau. On trouve au bas de ces montagnes une population hideuse; hommes et femmes ont tous des goîtres et paraissent idiots; j'étais triste de voir cette vilaine humanité. Je voulais pousser ma course au-delà des salines de Beg, mais j'ai été arrêtée par la suffocante chaleur des montagnes qui tout-à-coup se rapprochent et deviennent comme des gorges profondes. Je suis retournée par le chemin qui conduit aux rochers de Meillerie. Après quelque temps de marche, un orage survint; je m'arrêtai et me trouvai en face de Vevay. Le ciel était noir; on ne découvrait ni les montagnes ni l'entrée du Valais; mais de là je vis un effet radieux, un superbe arc-en-ciel qui se courbait justement sur Vevay; la ville en était si bien éclairée que je pouvais aisément distinguer le clocher et les maisons: ce qui m'a rappelé Jean-Jacques lorgnant de cet endroit l'habitation d'Héloïse 34.