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Roman d'Eustache le moine, pirate fameux du XIIIe siècle

Note 20 — D'EUSTACHE LE MOINE.

Reading edition

Radulphi Coggeshale abbatis Chronicon Anglicanum.—Recueil des Historiens des Gaules, etc., tome XVIII, p. 113, ligne 5. Il y dit que la flotte commandée par un certain Eustache, autrefois moine, se composoit de soixante navires.

Bartholomæi Cottonis Chronicon, Codex cottonianus, Nero, c. V, fol. 190, ro.

Chronica de Mailros20a, recueil de Thomas Gale, tome I, p. 193.

Chronicon Henrici de Silegrave. Cotton. Ms. Cleopatra, A. XII, fol. 42, ro, col. 1. Cet auteur dit que les barons de France qui envahissoient l'Angleterre furent tués à Sandwich ainsi qu'Eustache le Moine (Stacius Monachus) qui étoit leur chef et leur prince.

Robert of Gloucester's Chronicle transcrib'd, and now first publish'd, from a Ms. in the Harleyan library by Thomas Hearne, M. A. Oxford, printed at the Theater, M. DCC. XXIV, 2 vol. in-8o, vol. II, p. 55. Notre héro y est appelé sir Eustas the Moine. Le Ms. du collége d'armes cité, note 10, même page, porte: de Moygne. Voyez ce Ms. coté LVIII, fol. 301, vo, vers 4. Dans le récit en prose que contient le même volume, on lit, fol. 289, ro, col. 1: Eustas icleped Stace the Monck.

Chronicon Johannis abbatis S. Petri de Burgo.—Historiæ Anglicanæ Scriptores Varii, e Codicibus Manuscriptis nunc primum editi (a Josepho Sparke). Londini: typis Gul. Bowyer. M. DCC. XXIIVsic, in-fol., p. 97. Eustache y est appelé pirata cruentus.

Chronicon londinense, Ms. des archives de la ville de Londres, dont il se trouve une copie dans le Ms. Harléien, no 690. Voyez cette dernière, fol. 23, vo.

Rogerii de Hoveden Annales per anonymum continuatæ.—Recueil des Historiens des Gaules, etc., tome XVIII, p. 184, D.

Chronique d'Angleterre, inédite et en françois, Ms. du Musée Britannique, Bibliothèque du Roi, 20. A. III, fol. 195, ro.

Les Anchiennes Cronicques d'Angleterre, par Jean de Waurin, Ms. de la Bibliothèque Royale, à Paris, nos 6746 et 6749, fol. CCLXVII, vo, col. 2.

Scala chronica, par Gray.—Joannis Lelandi Collectanea, tomi primi pars secunda, p. 356. L'auteur y dit, comme celui des chroniques de l'abbaye de Waverley, que quinze navires parvinrent à s'échapper.

Booke of chroniques in Peter College Library.—J. Lelandi Collectanea, tome I, 2e partie, p. 471.

Caxton's chronicle. Imprinted at London by Wynkyn de Worde, the yere of our lorde God. M. CCCCCC. et .XXVIIJ. the .ix. daye of Apryll, in-folio, fol. lxxxvii, v, col. 2.

A Chronicle of London, from 1089 to 1483, etc. (edit. by Nicholas Harris Nicolas), London: printed for Longman, etc. M. DCCC. XXVII, in-4o, p. 9.

The History of Great Britaine, etc., by John Speed. Imprinted at London, anno 1623, gr. in-fol., p. 521, col. 2, ligne 9. Il appelle notre pirate the ruffianly apostata, (who of a monke becoming a demoniacke), etc.

Annales, or, a general chronique of England: Begun by John Stow. Londini, impensis Richardi Meighen, 1631, in-fol., p. 177, col. 1.

Voyez aussi l'Histoire d'Angleterre de Larrey. Rotterdam, 1707, in-fol., part II, p. 890; celle de John Lingard. London, printed for J. Mawman, MDCCCXXIII, in-8o, tome III, p. 103, etc., etc.

Il est à remarquer que les historiens françois, ou ceux qui ont écrit sous l'influence de la France, ont évité de parler d'Eustache et même du combat naval dans lequel il succomba. Les Chroniques de Saint-Denis n'en disent pas un mot, et le moine de la même abbaye, continuateur de la chronique de Guillaume le Breton, s'exprime ainsi: «Rex Johannes, nimio terrore et timore perterritus, non multo post mortuus est. Barones Angliæ Henrico filio Johannis regis Angliæ statim adhæserunt, Ludovicum turpiter relinquentes, spreto moderamine juramenti quod ei fecerant. Comperta ab eo proditione Anglorum, Ludovicus rediit in Franciam.»—Recueil des Historiens des Gaules, etc., t. XVII, p. 114, B.

On lit dans une autre chronique, qui est inédite, ce qui suit:

¶ Et quant li rois Jehans vit que il perdoit ensi sa terre, si manda ses barons et lor cria merchi, et dit que il lor amenderoit à lor volenté et meteroit tout son règne en lor main, et toutes ses forteresches, et pour Dieu il euscent merchi de lui.

¶ Quant li baron le virent ensi humiliiet si lor en prist pités, et on dist piècha: Vrais cuer ne puet mentir et mult aime mieux son droit seignour que .j. estrange. Si prisent de lui le sairement que il s'amenderoit à lor volenté et meteroit tout son règne en lor mains, et furent bien saisis des forteresches et vinrent à monseignor Loeis et li disent: «Sire, sachiez de voir que nous ne porriemes plus sousfrir le damage nostre roi, quar il se vient amender envers nous, et bien sachiez que nous ne serons plus vostre aidant, anchois serons contre vous.»

¶ Quant mesire Loeys les entendi si fut molt courouchiés et lor dist: «Comment, biel seignour! dont m'avez-vous traï?» Et ils respondirent: «Il vient mult miex que nous vous falons de couvenant que nous laissons nostre seignour exillier et destruire; mais pour Dieu! r'alés-vous-ent, si ferez que sages; quar la demourée en ces païs ne vous est preus.»

¶ Quant mesire Loeys vit que autrement ne pooit estre, si fist atourner sa navie et s'en revint en France, et ne pot estre rassols dusques adont que li ostages fussent rendu.—Musée Britannique, addit. Ms. no 7103, fol. 62, vo; et Ms. de la Bibliothèque Royale, fonds de Sorbonne, no 454, fol. 15, col. 1.—Ce passage a été littéralement transcrit dans les Chroniques de Normandie, Musée Britannique, Royal Mss. 15. E. VI, fol. cccc. xlvij, ro, col. 1.

Enfin, voici ce qu'on lit dans l'ouvrage de l'Écossois Jean Mair, mort vers 1540:

... Et per idem tempus romanus legatus dictus Gualo Ludovicum et ei adhærentes excommunicavit: unde magnam Anglorum partem ab eo avertit, sic quod Ludovici pars multo inferior effecta est. Quocirca tractabatur de ejus in Gallias reditu, et pro impensis mille sterlingorum libris donatus, pacifice, et cum procerum magna societate ad mare associatus est.—Historia majoris Britanniæ, tam Angliæ quam Scotiæ, per Johannem Majorem, etc. Edimburgi, apud Robertum Fribarnium, M. DCC. XL. in-4o, p. 142.

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