Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE IV.
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C'était quand les meules mettent leur couverture d'hiver, Et que le chaume et les cordes assurent les récoltes durement gagnées; Les tas de pommes de terre sont mis hors des atteintes De l'haleine âpre et glacée de l'hiver qui approche; Les abeilles, au moment où elles se réjouissent de leurs travaux de l'été, Quand le délicieux butin de bourgeons et de fleurs Est scellé avec un soin frugal dans les massives piles de cire, Sont condamnées par l'homme, ce tyran des faibles, À la mort des démons et étouffées dans la fumée de soufre; Le tonnerre des fusils s'entend de tous côtés, Les couvées blessées, chancelantes, se dispersent au loin; Les familles emplumées unies par le lien de la nature, Pères, mères, enfants, gisent en un même carnage. (Quel cœur chaud et poétique peut se défendre de saigner intérieurement Et d'exécrer les actes sauvages et impitoyables de l'homme!) Les fleurs ne poussent plus dans les champs, ni dans les prairies, Les bocages ne résonnent plus de concerts aériens, Sauf peut-être le sifflement joyeux du roitelet, Tout fier d'être au haut d'un petit arbre écourté: Les matins blanchâtres précèdent les jours radieux; Doux, calme, serein et large s'épand l'éclat de midi, Tandis que de nombreux fils de la Vierge ondulent capricieusement dans les rayons de soleil[778].