Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE II. (continued 2)
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Tout criminel que je sois, misérable et maudit, Pécheur entêté, endurci et inflexible, Cependant mon cœur se fond devant la misère humaine, Et, avec des soupirs sincères, mais inutiles, Je contemple les tristes fils de la détresse; Avec des larmes indignées, je vois l'oppresseur Se réjouir de la destruction de l'honnête homme, Dont le cœur fier est le seul crime. Même vous, ô troupe infortunée, je vous plains, Vous, que les faux vertueux regardent comme un péché de plaindre, Vous, pauvres vagabonds, méprisés, abandonnés, Que le vice, comme toujours, a livrés à la Ruine. Oh! sans mes amis et l'aide du Ciel, J'aurais été chassé comme vous, délaissé, Le plus détesté, le plus indigne misérable parmi vous! Ô Dieu, envers qui je fus injuste! Ta bonté m'a doué De talents qui surpassent ceux de presque tous mes frères, Et j'en ai abusé en proportion, Surpassant d'autant les criminels vulgaires, Que je les surpasse par les facultés que tu m'as données[413].