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Robert Burns. Vol. 2, Les Oeuvres

Note Retour au Texte Principal — CHAPITRE II. (continued 2)

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Quand la France en courroux souleva ses membres géants, Et, avec un serment qui émut l'air, la terre et la mer, Frappa de son pied puissant et jura qu'elle voulait être libre, Soyez témoins combien j'ai espéré et craint! Avec quelle joie, ma haute acclamation je la chantai, sans peur, parmi une troupe d'esclaves; Et quand, pour accabler la nation libérée, Comme des démons réunis par le bâton d'un sorcier, Les monarques marchèrent en un jour maudit, Et que l'Angleterre se joignit à leur troupe cruelle, Bien que ses rivages et l'Océan qui l'entoure me fussent chers, Bien que maintes amitiés et maints jeunes amours Aient gonflé en moi l'émotion patriotique, Et jeté une lumière magique sur nos collines et sur nos bois, Cependant, ma voix, sans trembler, chanta, prédit la défaite À tout ce qui bravait la lance dompteuse-des-tyrans, Prédit un déshonneur trop longtemps différé et une retraite inutile. Car jamais, ô Liberté! dans un but partiel N'ai-je obscurci ta lumière, ni affaibli ta sainte flamme; Mais j'ai béni les pœans de la France délivrée, Et j'ai penché la tête et j'ai pleuré sur le nom de l'Angleterre[486].

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